Lors de la foire du livre de Bruxelles, nous avons pu rencontrer Monday Recover pour une discussion plus approfondie sur son processus créatif, ses inspirations et l’avenir du manga taïwanais.
Quels ont été vos débuts dans le manga ?
J’ai appris les techniques de manga en autodidacte, avant de travailler une année comme assistante de mangaka. J’ai aussi participé à plusieurs concours au lycée et à l’université, remportant quelques prix, ce qui m’a permis de collaborer avec d’autres auteurs.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées en début de carrière ?
Trouver mon propre style a été difficile au début, car j’étais jeune. Mais au fil du temps, cela est devenu plus naturel. Aujourd’hui, j’adapte mon style à chaque histoire, en modifiant et en testant pour mieux correspondre au récit.
Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
Je trouve mes inspirations dans la vie quotidienne. Je collectionne beaucoup d’objets qui nourrissent mes idées. Récemment, j’ai élargi mes recherches, ce qui me permet de diversifier mes créations. Pour les émotions et les sentiments, mes expériences personnelles sont essentielles.
Qu’est-ce qui vous a inspirée à écrire « Pink Ribbon » et « Sea You There and Us » ?
Pour « Pink Ribbon », j’avais d’abord écrit une histoire sur une relation homme-femme, mais je n’étais pas satisfaite. Des ami·e·s m’ont suggéré le yuri et le boys love, qui étaient peu populaires à Taïwan, ce qui m’a motivée à explorer ce genre. Pour « Sea You There and Us », l’idée vient d’une autrice qui avait publié une histoire sur Facebook. Mon éditeur m’a proposé de l’adapter en manga. Après une discussion avec l’autrice, j’ai pu enrichir l’intrigue et en faire une histoire plus forte et plus longue.
Comment avez-vous développé votre style personnel ?
Mon style est venu naturellement, influencé par mes collections et mes inspirations du quotidien. Il peut sembler japonais, mais à Bruxelles, on me dit souvent qu’il est très mignon.
Quels sont vos mangas préférés et pourquoi ?
J’admire le travail d’Asumiko Nakamura, qui explore des thèmes variés avec une ligne simple et élégante.
Quelle est votre opinion sur l’avenir du manga taïwanais ?
Il existe deux façons de se faire connaître à Taïwan : via les réseaux sociaux ou par des expositions physiques. Cela crée des opportunités, mais je ne sais pas comment cela fonctionne en France.
Pouvez-vous nous parler de votre prochain titre ?
Mon prochain livre en France parlera d’une relation entre deux sœurs et aborde le don du sang et de cellules souches. Ensuite, je publierai un recueil d’histoires retraçant mon évolution artistique.
Un dernier mot pour vos lecteur·rice·s ?
Je suis très heureuse de rencontrer mes lecteur·rice·s à Bruxelles et fière d’être publiée en français !
Autrice : Monday Recover (Sea You There and us, x9 Lives Man, Contes merveilleux du printemps)